lundi 7 mai 2012

Critique I Spit On Your Grave


I Spit On Your Grave






















Cette fois-ci je m'attaque à un genre de film que j'affectionne tout particulièrement : les slashers. On parlera ici du remake du film de 1978 sortie en 2011. On m'avait présenté ce film comme étant très violent et particulièrement dur à supporter, je me suis donc empressé de le voir. Je vous le dis dès le début, ce film n'est pas aussi dur qu'on veut bien le dire. Sinon, pour les présentations, il s'agit d'un direct to dvd, réalisé par Steven R. Monroe et qui a pour actrice principale la belle Sarah Butler. Ce film vaut-il le coup d'oeil pour les amateurs du genre ? Réponse dans la suite !


L'histoire débute avec Jennifer, jeune écrivaine, qui va vivre quelques jours dans un chalet perdu qui appartient à une de ses amies. Elle y va pour être au calme pour écrire et trouver l'inspiration que chaque écrivain recherche. Elle fait connaissance de quelques locaux lors de son passage à la station service et ne manque pas de se faire remarquer par 4 amis. Lors de ses premiers jours dans le chalet, rien de spécial à signaler de son côté même si elle sent comme une présence qui l'observe. Il s'agit en fait des 4 hommes qui la surveillent discrètement. Jusqu'au jour où ils décident de passer à l'acte, ils entrent par effraction chez Jennifer et tentent de s'amuser avec elle en l'humiliant et en la faisant boire. Malgré cela, elle arrive à s'échapper dans les bois au nez et à la barbe des autochtones. Elle tombe par chance sur le shérif et le gérant de l'épicerie du coin qui chassent. Le shérif veut l'aider, la ramène chez elle pour chasser les hommes de sa maison. Or il s'avère qu'il est de mèche avec eux. Le petit groupe décide alors de violer Jennifer, de la frapper et de la tuer après. Au bord de la mort, la jeune femme parvient à échapper des griffes de ses agresseurs et revient se venger de chacun des 5 hommes plusieurs jours plus tard. Il s'en suit donc une succession de mises à mort plus originales les unes que les autres jusqu'à ce qu'elle soit vengée.


L'actrice principale est plus que correcte, on sent bien sa détresse au début du film et son appétit de vengeance par la suite. La mise en scène est classique, mais ce qui nous intéresse particulièrement ici ce sont les mises à mort (enfin c'est ce qui m'intéresse moi en tout cas). Je les ai trouvées originales (mis à part une) sans pour autant êtres aussi ingénieuses que dans d'autres films du genre. Je ne pense pas que le film soit plus choquant qu'un Saw par exemple, même si je dois bien l'avouer il y a une mort plus « violente » que les autres d'après moi. Encore une fois je n'en dirais pas plus parce que c'est tout l'intérêt de ces films de découvrir la façon de tuer je trouve donc je ne gâcherais pas le plaisir de ceux qui veulent le voir.


En conclusion, je pense que ce film vaut le détour, il n'invente rien, mais il reste un très bon divertissement. On se trouve impliqué dans la quête de vengeance de Jennifer et on est presque content quand elle tue le groupe quand on voit ce qu'elle a enduré auparavant. Seul petit point noir, j'ai trouvé le temps long entre le moment où elle disparaît et le moment où elle passe à l'acte, mais c'est purement personnel. Il s'agit donc d'un bon film, pas le plus choquant de sa catégorie mais à ne pas mettre entre toutes les mains non plus.
Note : 7/10

Critique Ghost Rider L'esprit de vengeance


Ghost Rider : L'esprit de vengeance


Affiche française
Affiche américaine



















Ghost Rider revient sur nos écrans après un premier opus sortie en 2007. Les critiques étaient plutôt mitigées voir mauvaises pour ce film, que j'avais bien aimé pourtant pour ma part, mais les studios malgré cet accueil décident de relancer la franchise avec un reboot. Exit l'esprit « bon enfant » des Marvel, ici on casse cette image en mettant aux commandes de cet opus les déjantés Mark Neveldine et Brian Taylor, à qui l'on doit les Crank (Hyper-Tension en vf). On change donc presque tout pour ce nouveau Ghost Rider, l'histoire comme les réalisateurs, mais on garde Nicolas Cage en tête d'affiche. Cela peut donc faire bizarre pour un opus qui n'a rien à voir avec le précédent de garder le même acteur pour jouer le personnage principal je trouve. Le budget a été revu à la baisse, avec une diminution de presque 50% de celui-ci comparé à celui du 1er film. Alors qu'en est-il de la qualité de ce reboot avec ses ambitions revues à la baisse ?


Pour l'histoire, on retrouve donc Johnny Blaze qui se terre pour éviter de laisser le Rider s'exprimer. Moreau, prêtre français, vient le chercher et lui confier une mission : Johnny doit retrouver un jeune garçon et le-lui ramener, en échange de quoi Moreau pourrait le débarrasser du Rider qui sommeil en lui. Cela semble chose aisée pour le Rider, mais c'était sans compter sur le fait que ce garçon soit aussi recherché par des hommes engagés par le Diable en personne. Suite à une altercation entre Ghost Rider et ces derniers, combat remporté facilement par le Rider, le Diable décide de donner des pouvoirs à l'un de ses hommes, afin qu'il soit plus à même de rivaliser avec le Rider qu'un simple mortel. Que dire de plus mis à part que la suite est classique, ponctuée de combats entre le Rider et son nouvel ennemi avant un dénouement plus qu'évident.


Au niveau des acteurs, la caméra s'attarde principalement sur Nicolas Cage qui est totalement en roue libre ici (quel jeu de mots ! ). Cela doit être une particularité des réalisateurs, car c'était aussi le cas pour Jason Statham dans les Crank. On retrouve la patte particulière de ces derniers dans la mise en scène de Ghost Rider, toute en frénésie et surenchère. Les effets spéciaux sont très inégaux, on oscille entre le très bon avec le Ghost Rider en lui-même (l'effet blouson en cuir chaud est très bien rendu je trouve) et le moins bon avec toutes les incrustations que je trouve relativement mauvaises. Le plus gros défaut du film est sa fin et son combat final plus qu'expéditif, on s'attend à quelque chose d'epic et d'impressionnant et sans mentir la scène doit durer en tout et pour tout 30secondes. Le film ne procure cependant pas le même plaisir que les Crank qui étaient de la surenchère assumée et totalement décomplexée. Ici le mélange avec l'univers Marvel a du mal à passer et on se retrouve avec un film qui ne sait plus vraiment où se situer.


En conclusion, le film se veut divertissant et explosif à la manière de son héros, mais il ne sait pas où se placer entre la folie de Crank et le respect des comics. On se retrouve donc avec un mélange pas toujours réussi, mais pas forcément désagréable pour autant sur tous les points. Dommage que Nicolas Cage, qui est pourtant un acteur que j'adore, parte autant en vrille et que les effets spéciaux ne soit pas au niveau des standards actuels. Avec un plus gros budget, les réalisateurs auraient peut-être pu aller au bout de leurs idées et livrer le divertissement qu'ils voulaient, là il y a comme un goût d'inachevé qui plane au-dessus du film.
Note : 5/10

samedi 5 mai 2012

Critique Time Out


Time Out

Affiche française
Affiche américaine



















Voilà un film que j'attendais avec une certaine impatience pour son univers qui semblait promettre un bon moment de cinéma. Alors, avant de rentrer dans les détails, faisons un tour du propriétaire : réalisé par Andrew Niccol à qui l'on doit l'excellentissime Lord of War et interprété par Justin Timberlake et Amanda Seyfried qui est l'actrice que l'on voit partout ces derniers temps. La bande-annonce laisse présager d'un film banal d'action alors qu'elle compile en fait les seuls rares moments d'action pure et dure du film alors qu'elle aurait pu présenter l'histoire plus travaillée qu'il n'y paraît. Le réalisateur/scénariste talentueux ajouté à un univers prometteur plus des acteurs sûrs serait-ce la recette de la réussite, ou est-ce une perte de temps et d'argent ? (oui oui ça m'amuse, pour ceux qui n'ont pas compris, référez vous au paragraphe suivant).


Le film se passe dans le futur, les personnes naissent et vieillissent normalement jusqu'à leur 25ème anniversaires où elles s'arrêtent de vieillir. Au même moment, un compte à rebours vert du plus bel effet apparaît sur leur avant bras et leur apprend qu'il ne leur reste que 1 année de temps de vie. Or, on gagne du temps en travaillant, mais on en perds en voulant payer ses factures ou s'acheter quelque chose. Le temps est donc la vie, mais aussi l'argent de cette époque, les plus riches étant donc immortels et les plus pauvres condamnés à mourir rapidement. Les gens peuvent se donner du temps en se tenant les avants bras et ainsi faire un transfert. Les plus riches sont regroupés dans une ville : New Greenwich bien séparée des ghettos par d'innombrables murailles. On suit ici Will Salas, jeune homme du ghetto, qui va sauver un homme riche des griffes de voleurs de temps. Après cela, Will va se voir remettre plusieurs siècles par cet homme qui veut mettre fin à ses jours. Avec tout ce temps accumulé, Will va à New Greenwich pour mieux vivre et il va se rendre compte là-bas qu'il y a en fait du temps pour tout le monde contrairement à ce qui est dit et que les inégalités entre New Greenwhich et le ghetto n'ont pas lieu d'être. Les gardiens du temps (policiers du futur) vont venir lui reprendre tout ce temps qu'il aurait obtenu de manière illégale d'après eux et le forcer à retourner dans le ghetto. C'est à ce moment que Will et Sylvia, qu'il a rencontré lors de son court voyage à New Greenwich, vont faire équipe (malgré elle, il la prend en otage) pour rétablir un équilibre entre ces riches immortels et ces pauvres condamnés...


Justin Timberlake est ici très bon, comme souvent je trouve (c'est un des rare chanteur qui a très bien réussi sa reconversion) et Amanda Seyfried est correcte, sans plus. L'univers visuel est très réussi, on sent bien le malaise des ghettos et la richesse de New Greenwich dans les décors et les attitudes des personnages. Là où le film pèche, c'est par son scénario. Malgré cet univers très intéressant et développé, le film ne va pas au bout de ses idées. La 1ère moitié du film est pour moi très réussie, l'univers se met bien en place, c'est original, mais lorsque le héros décide de vouloir jouer aux héros justement, on tombe un peu dans un film d'action banal. La fin n'est pas non plus très intéressante contrairement à ce qu'elle aurait pu être. C'est dommage d'autant plus que la mise en scène et la manière de filmer ne sont pas à jeter. Le réalisateur aurait pu aller au bout de ses idées et nous livrer un des meilleurs, ou en tout cas des plus originaux, film de science-fiction/action de ces dernières années. Le début laisse penser que ce sera le cas, mais la deuxième partie essaye de rentrer dans les standards d'action actuels pour plaire au plus grand nombre, dommage !


Pour conclure simplement, il s'agit là d'un excellent concept qui, j'espère, pourra être repris et amélioré par le futur. L'univers et le principe du temps qu'on utilise comme argent sont vraiment originaux et intelligents. Les acteurs sont bons et le réalisateur adroit derrière la caméra. Dommage que la 2nde partie soit si pré-calculée pour coller aux modèles du genre et plaire. Un léger goût d'inachevé flotte donc sur ce film. Il reste cependant sympathique, mais pas aussi marquant qu'il aurait dû.
Note : 6.5/10

vendredi 4 mai 2012

Critique Middle Men


Middle Men


Critique assez courte pour ce direct to dvd sans prétention et finalement sans rien de spécial à dire. Ce film s'annonce comme un Social Network like, mais pas sur la création de facebook mais l'invention de la pornographie sur internet. Le film est de George Gallo, scénariste des 2 Bad Boys et réalisateur de Mon Espion Préféré (je ne connais pas personnellement mais bon). Au niveau des acteurs, pas de personnalité bankable, mais des acteurs que l'on voit souvent dans nos films préférés (ou pas d'ailleurs) comme Terry Crews (Expendables), Giovanni Ribisi (Avatar) ou Luke Wilson (3h10 pour Yuma). Donc quand est-il de la qualité de ce petit film ?


Pour le scénario, on suit deux histoires parallèles à la base : celle de deux amis (Buck le surdoué et Wayne le camé si je n'inverse pas) qui on l'idée de mettre des vidéos pornographiques sur un site parce que Wayne avait la flemme de chercher lui-même ces films. Buck étant une grosse tête, il mit au point le projet. Ce fut un succès immédiat pour les 2 acolytes qui profitèrent de leur richesse fraîchement acquise comme il se doit. Or lors de l'élaboration de leur projet, ils ont « emprunté » de l'argent à des gens peu recommandables (mafia russe) et quand ces derniers apprennent que les deux amis font des profits colossaux, ils demandent leur part. Parallèlement à cette histoire, on suit Jack Harris, jeune père de famille qui a quelques problèmes financiers et qui se fait mettre au courant de cette histoire des 2 mecs qui se font de l'argent en mettant des films pornographiques sur internet et qui auraient besoin d'un agent. C'est là la rencontre entre nos 2 histoires. On assiste donc à l'association entre Jack et nos 2amis maintenant sur la paille à cause de leurs dépenses à Vegas et le « don » aux russes. Cette association va entraîner des records du chiffre d'affaire de l'entreprise et projeter les 3 associés vers les sommets. Les préoccupations deviennent différentes pour les personnages, Jack devient riche et gâte sa famille, mais il doit aussi résister à la tentation de l'adultère, de la drogue, du succès en somme. Voilà je n'en dirais pas plus sur l'histoire, j'ai fait long mais c'est assez compliqué à résumer.


Les acteurs sont plutôt pas mauvais dans leurs rôles, les 3 personnages principaux se détachent quand même je trouve. La mise en scène reste très sage, classique. Le seul avantage du film on va dire c'est son histoire, originale et bien racontée même si on se perd un peu au milieu de la galerie de personnages relativement fournit. On s'amuse à suivre les péripéties de nos héros même si justement il ne se passe pas grand-chose la plupart du temps et que le film par conséquent révèle quelques longueurs désagréables.


Que dire pour clôturer cette critique ? Que le film vaut le coup d'oeil même s'il ne fera pas date, une histoire originale, de bons acteurs en font un film appréciable malgré des longueurs dans le scénario et la réalisation plutôt plate.
Note : 5/10

Critique Avengers


Avengers

Affiche française
Affiche américaine



















Projet initié en 2008 dans Iron Man, il s'agissait de réunir plusieurs super-héros en un seul et même film. On retrouve donc des indices parsemant tous les films Marvel après Iron Man premier du nom pour introduire Avengers. Les plus gros indices étant souvent des scènes post-générique (comme celle à la fin de L'Incroyable Hulk où on retrouve Tony Stark par exemple). Derrière la caméra on retrouve Josh Whedon à qui l'on doit notamment des séries comme Buffy contre les vampires ou Angel. Le réalisateur avait déjà passé un test en réalisant la séquence post-générique de Thor qui introduit Avengers. A l'écran on retrouve donc de grands noms réunis : Robert Downey Jr dans son rôle de Tony Stark/Iron Man, Scarlett Johansson qui campe toujours la Veuve Noire ainsi que Chris Evans (Captain America) et Chris Hemsworth (Thor). Un petit nouveau à rejoins la bande, le 3eme Bruce Banner/Hulk depuis le 1er film : Mark Ruffalo. On a donc à faire à un casting de poids pour un des Marvel les plus ambitieux qu'il soit. Mais tout ce beau monde réunit donne-t-il forcement un bon film ?


Pour ce qui est du scénario, le SHIELD (agence d'espionnage) mené par Nick Fury (Samuel L. Jackson) a récupéré le cube cosmique en même temps que Captain America en Antarctique (cf la fin de Captain America). Le SHIELD décide d'utiliser le pouvoir du cube cosmique à son avantage, mais Loki, frère de Thor, décide de venir assouvir la terre et récupérer le cube par la même occasion. Il vient donc sur Terre et prend le cube au nez et à la barbe du SHIELD qui, pour défendre la planète doit réunir Iron Man, la Veuve Noire, Hulk, Hawkeye, Captain America et Thor pour former les Avengers. Évidemment, ça serait trop beau si ça pouvait fonctionner si facilement, on remarque rapidement que les relations entre les Avengers ne sont pas au beau fixes. Des affinités ainsi que des rivalités se forment ce qui ne facilite pas le travail d'équipe. Pendant ce temps, Loki en profite pour continuer son projet de destruction et d'assouvissement....


Au niveau des acteurs, on retrouve de nouveau un Robert Downey Jr au sommet de son art, mais les autres acteurs ne sont pas en reste. Aucun ne fait tâche, ils jouent tous bien, mention spéciale à Mark Ruffalo qui est vraiment pas mal dans son rôle et ferais presque oublier Edward Norton. La façon de filmer de Josh Whedon est vraiment excellente, enfin un film d'action à l'action claire et fluide qui ne donne pas mal à la tête au bout de 3min, certains devraient en prendre de la graine (qui a dit Micheal Bay ?). Cette action limpide avec ces plans de plus de 2secondes sont plus confortables pour le visionnage en 3D du film ce qui est quand même plutôt agréable quand on sait à quel point ça peut être énervant ces films d'actions frénétiques où on ne voit rien à cause de la 3D. Parlons en justement de cette 3D, je la trouve vraiment agréable ici comme je l'ai déjà dit même s'il manque ce petit quelque chose qui la rendrait encore meilleure (mais pourquoi avoir enlevé tous ces effets de projection vers le spectateur ?). On notera aussi le 2nd degré permanent du film, qui aura su faire rire la salle à plusieurs reprises, d'ailleurs à ce propos, Tony Stark mène la danse comme on pouvait s'en douter, mais Hulk n'en démérite pas pour autant. Pour la musique, c'est du tout bon, on retrouve du AC/DC entre autre et elle rythme bien le film.


Au final, on se retrouve sûrement avec le meilleur film Marvel qui soit sorti jusqu'à présent. Cela en partis grâce aux acteurs qui s'impliquent vraiment dans leurs rôles, la réalisation au top de Josh Whedon ce qui donne un blockbuster totalement décomplexé. Il ne s'agit pas du film de l'année pour autant, mais pas non plus un divertissement bas du front à la Battleship. Je le conseille donc à tout amateur de super-héros ou à ceux qui veulent voir un film sans se prendre la tête avec un scénario trop alambiqué.
Note : 8/10

jeudi 3 mai 2012

Critique Bitch Slap


Bitch Slap


Aujourd'hui on va parler d'un bon gros nanar qui tâche : Bitch Slap. Il s'agit d'un Direct To Dvd et non pas d'un film sortie en salles contrairement à mes autres critiques. Film réalisé par Rick Jacobson à qui l'on doit des séries telles que Xena la guerrière ou plus récemment Spartacus et qui compte ici voguer sur la vague Grindhouse lancée par les Boulevard de la mort/Planète Terreur des amis Tarantino et Rodriguez. Les 3 actrices principales sont pour la première fois en tête d'affiche d'un film, on avance donc dans l'inconnu quand on lance ce film. Je n'ai pas grand-chose à rajouter et ce sera sûrement le cas pour toutes les autres parties de ma critique...


Niveau scénario, le film débute dans le désert, qui sera d'ailleurs le seul lieu du film mis à part les flashbacks qui interviennent tout au long de celui-ci. On suit donc Hel, Camero et Trixie qui retiennent en otage Gage (petit caïd local) afin qu'il les aide à trouver un trésor enfoui dans ce désert. On a donc droit à un film de 1h50 dans le désert où les 3 « héroïnes » cherchent à mettre la main sur le trésor, tout en s'occupant grâce à des activités toutes plus subtiles les unes que les autres telle la bataille d'eau, le tout entrecoupé de flashbacks pour nous narrer une pseudo histoire afin de faire croire qu'il y a un background derrière tout ça. En clair l'histoire ne vole pas bien haut même si on a le droit à un petit rebondissement à la fin mais ça ne casse pas trois pattes à un canard comme on dit.


Le jeu d'acteur... Ah pardon, il n'y en a pas, à part dévoiler leur plastique de rêve, les actrices ne montrent pas grand-chose d'intéressant. Les plans sont plutôt basiques, dans la normes, rien qui ne sort vraiment de l'ordinaire. Ce qui est à noter, ce sont les incrustations lors des flashbacks qui sont à vous décoller la rétine ! Non vraiment j'avais pas vu ça depuis... En fait je ne suis même pas sur d'avoir déjà vu ça, ils auraient pu laisser le fond vert ça aurait été moins choquant. Mais le pire dans tout ça c'est que le film est regardable contrairement à un autre film dont j'écrirais la critique plus tard, il se laisse voir, sans réel plaisir mais qui n'est pas non plus déplaisant.


En conclusion, on se retrouve donc ici avec un nanar direct to dvd, mais qui s'assume à 200%. Est-ce suffisant pour en faire un film à voir ? Je ne pense pas, sauf si on a décidé de se rincer l'oeil avec les actrices principales qui s'en donne à coeur joie quand il faut s'asperger d'eau ou sortir les armes pour faire rêver ces messieurs qui regarderont le film. Je reste donc quand même plus que mitigé vis-à-vis de ce film.
Note : 4.5/10

mercredi 2 mai 2012

Critique Projet X


Projet X

Affiche française
Affiche américaine



















En voilà un film qui a fait du bruit, dans tous les sens du terme on peut dire. La campagne marketing n'a pas été extravagante pourtant tout le monde en parle de ce film. Il se veut être le porte étendard de la soirée rêvée pour beaucoup de jeunes et à donc fait beaucoup de bruit grâce au-bouche-à-oreille via les réseaux sociaux. Tout comme Chronicle, il surf sur la vague des films subjectifs filmés à la caméra à l'épaule très populaires depuis Cloverfield. Le réalisateur du film, Nima Nourizadeh, livre ici son premier film. Ce qui est amusant de noter, c'est que son nom n'est pas cité en gros sur l'affiche contrairement à celui deTodd Phillips, réalisateur de Very Bad Trip, qui est ici le producteur afin d'attirer le public sans aucun doute.


L'histoire est plutôt basiques, 4 amis : Thomas, Costa, JB et Dax (c'est ce dernier qui les suit et les films pendant tout le film) qui n'ont pas vraiment la côte dans leur lycée décident d'organiser une fête modeste chez Thomas pour son anniversaire pendant que ses parents sont partis pour le quelques jours. Costa ne l'entend pas de cette oreille et compte faire de cette dernière soirée de l'année une soirée totalement inoubliable. Pour cela il invite tout le monde qu'il connaît (et même ceux qu'il connaît pas en fait). Et c'est là que la magie de Hollywood se met en route, des centaines de jeunes débarquent chez Thomas et la gente féminine présente est composé à 90% de mannequins mais bon faut bien faire fantasmer tous ces jeunes qui vont aller voir le film. La soirée commence donc relativement bien, Thomas ne perd pas ses objectifs de vue : garder l'intérieur de sa maison parfaitement inviolé par la soirée et essayer d'intéresser la plus belle fille de son lycée. Mais quand la fête bat son plein, cela commence à dégénérer, c'est d'abords la maison qui est mise à feu et à sang avant que cela se propage à tous les quartiers...


Au niveau du jeu des acteurs autant dire de suite qu'il n'y a rien à dire, on ne peut même pas parler de jeu, il n'y a rien à faire, juste vivre la soirée, bref ce n'est certainement pas à ce niveau que le film se démarquera. En revanche, la caméra à l'épaule prend ici tout son sens, on se sent vraiment au milieu de la soirée, à faire la fête avec tous ces jeunes. Pour l'immersion, c'est indéniable que c'est un plus comparé à ce que le film aurait pu être s'il avait été filmé de manière plus classique. Mais là où tout simplement le film se démarque totalement, c'est au niveau de la musique. Alors, certes je peux comprendre que si on est plus un adolescent ou un jeune adulte on ne peut pas vraiment être sensible au film dans le sens où le jeune aime le film pour l'ambiance et que donc si on n'accroche pas à la musique je pense que le film peut paraître totalement vide. De mon point de vue, les musiques sont toutes excellentes, c'est exactement ce qui passerait dans une soirée, on rajoute à ça le son du cinéma qui est bien fort et on s'y croirait vraiment.


Comment conclure cette critique ? En abordant le film sous deux angles : objectivement le film ne révolutionne rien, il est relativement banal, l'histoire est basique et la fin est complètement ratée. Subjectivement, je conseille à tous les jeunes et ceux qui aiment faire la fête d'aller le voir, car on se retrouve vraiment au milieu de la fête fantasmé par chacun : du bon son plein de basses à fond, de l'alcool qui coule à flots et des filles toutes parfaites et topless, que demander de plus ? Il faut aller voir ce film et se concentrer uniquement sur la soirée, se prendre au jeu et oublier le reste.
Note : 7/10