lundi 13 août 2012

Critique Mission Impossible 4


Mission Impossible : Protocole Fantôme

Affiche américaine
Affiche française



















4ème opus d'une série fort populaire, ce nouveau Mission Impossible sort 5 ans après l'épisode précédent. A la réalisation, Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille) reprend le flambeau après JJ Abrams, Brian De Palma et John Woo. Première réalisation autre que de l'animation pour Brad Bird, on peut donc se demander s'il arrivera à relever le challenge. Pour ce qui est du casting, on retrouve, sans grande surprise, un Tom Cruise (Mission Impossible, Top Gun) vieillissant. Des petits nouveaux viennent l'aider dans sa tâche de sauvetage du monde comme Simon Pegg (Shaun of the Dead, Hot Fuzz), Jeremy Renner (Avengers) et Paula Patton (Mirrors, Déjà Vu). Le film à un budget très important, mais cela en fait-il une réussite pour autant ?


Ethan Hunt est libéré de prison par les agents Dunn (Simon Pegg) et Carter (Paula Patton). Suite à quoi il a pour mission d'aller chercher des codes de lancement pour des missiles nucléaires au Kremlin. Or, il s'avère qu'ils ont été devancés par d'autres personnes qui leur on tendu un piège. Le Kremlin est parsemé d'explosifs et est partiellement détruit. Les russes croient donc à une déclaration de guerre de la part des américains. Le président de Mission Impossible met en place le protocole fantôme ce qui coupe tout renfort et ressource disponible pour Ethan Hunt. Il va donc essayer de prouver que ce n'est pas lui et son équipe qui ont détruit le Kremlin et volé les codes.


Les acteurs sont corrects dans ce film, mais ce n'est pas du grand art non plus. Mention spéciale à Simon Pegg qui est excellent ici comme à son habitude. Tom Cruise est vieillissant, mais en impose encore et réalisant lui-même la plupart de ses cascades. En parlant de cascades, le film est très explosif un peu à l'image des Indestructibles. Le film se veut divertissant en enchaînant les prouesses visuelles et les destinations variées (de Moscou à Dubai). On retiendra quand même quelques scènes originales, comme le coup du panneau dans le couloir. Le scénario est très prévisible et pas original pour un sou, on voit la fin arriver à des kilomètres. Mais le film est plombé, d'après moi, par trop d'incohérences et de choses totalement irréalisables (le coup des gants, pour ne citer que lui). Le film est trop long et veut toujours en faire plus ce qui devient vite lassant, avec un "combat final" inutilement prolongé je trouve. Au niveau de musiques, on retrouve le thème mythique de la série remixé à toutes les sauces et ressortie tout le long du film ce qui est vite pénible. Malgré tous ses défauts, le film arrive à rester divertissant, notamment à certains moments où le film se veut plus spectaculaire.


En conclusion, ce film ne restera pas dans les mémoires d'après moi. Ce Mission Impossible 4 est en fait d'une banalité totale. Les gros moyens mis à disposition sont juste là pour en mettre plein la vue, mais ça ne fait pas un bon film et ils auraient dû investir dans un bon scénariste et un compositeur. (Pas) vite vu, mais très vite oublié.
Note : 5/10

samedi 11 août 2012

Critique The Amazing Spider-Man


The Amazing Spider Man

Affiche française
Affiche américaine



















10 ans après le premier Spider Man de Sam Raimi et seulement 4 ans après le 3ème épisode, un reboot fait déjà sont apparitions sur nos écrans. Pourquoi un timing si serré ? Simplement pour ne pas perdre les droits de la boite de production sur la marque « Spider-Man », dont le contrat les oblige à sortir un film au moins tous les 5ans sous peine de ne plus pouvoir en faire de film. Comme le projet de Raimi prenait du temps, les studios ne pouvaient plus attendre et confier le projet de ce reboot à Marc Webb ( (500) jours ensemble). Le réalisateur n'est pas le seul à changer, toute l'équipe est bouleversée. Exit Tobey Maguire et Kirsten Dunst, on a ici le droit à Andrew Garfield (Social Network, Boy A) et Emma Stone (Bienvenue à Zombieland) notamment. Pour faire passer la pilule, le film est annoncé différemment, comme plus fidèle aux comics et plus sombre que l'original de Raimi, mais qu'en est-il réellement ?


Peter Parker est, lorsqu'il est encore enfant, confié à sa tante May et son oncle Ben par ses parents. On le retrouve ensuite au lycée où il est photographe pour les clubs scolaires, mais très peu populaire et brutalisé par Flash Thompson. Il est secrètement amoureux de Gwen Stecy, mais est trop timide pour aller la voir. Un jour, il retrouve une mallette de son père qui va le mener à rencontrer le Dr Connors qui est un ancien collègue de son père. Ce dernier essaye de croiser les gènes de différentes espèces afin d'en tirer le meilleur de chacune, comme la capacité de régénération. Peter, curieux, va se retrouver dans une salle remplie d'araignées tisseuses, dont l'une va le piquer. Cette morsure va le rendre plus fort, plus rapide, plus intelligent et plus... collant. Grâce à la morsure, il gagne en confiance en lui et va sortir avec Gwen et d'aller aider le Dr Connors à résoudre l'équation sur laquelle il travaillait avec son père et donc pouvoir croiser les gènes des espèces. Un soir, Ben se fait tuer et Peter décide d'utiliser ses nouvelles capacités pour retrouver celui qui a fait ça et se découvre des idéaux de justicier alors que dans le même temps, le Dr décide de tester le produit de régénération sur lui-même car il lui manque un bras, mais les choses ne se déroulent pas comme prévu...


Andrew Garfield et Emma Stone sont très bons ici et plutôt crédibles. Malheureusement, Andrew est moins fait pour le rôle que Tobey Maguire qui faisait plus geek intello et timide que lui qui fait quand même plus mec branché. Dans le film cet aspect là est plutôt raté, Peter ne semblant pas très intelligent (au fond de la classe et n'écoute pas les cours) et sa seule marque d'ingéniosité est son mécanisme de fermeture de porte. Le film se veut plus sombre et réaliste (c'est la mode en ce moment) et donc Spidey ne tisse pas lui-même ses toiles, mais à des lanceurs au niveau des poignets. En soit ça ne change pas grand-chose, on aurait pu plus insister dessus (même si c'est utilisé dans le combat final, mais que ça n'a pas de conséquence). Le scénario est plutôt sympathique quoique remplie de choses obscures et pas forcement justifiées et parfois aberrantes. Au-delà de ça, le rythme est parfois un peu lent et pour cause, le réalisateur s'attache plus aux sentiments de ses personnages plutôt qu'aux scènes de voltiges ou de combats. Alors certes, c'est bien développé et on s'intéresse aux ressentis du héros même si encore une fois, des passages semblent bâclés je trouve. Les scènes d'actions sont agréables quoique trop peu nombreuses (3 combats notables je dirais) et les scènes de voltiges fluides et agréables à regarder notamment les passages en vue subjective que je trouve vraiment réussis et qui, moi, me laisse rêveur (pourquoi pas voir un jour un film spider man totalement filmé en vue subjective) car on a vraiment l'impression d'y être et de voler d'immeubles en immeubles. Je trouve le costume vraiment réussi, plus que celui de Raimi, il fait plus moderne, mais il s'agit d'un avis totalement subjectif. Ensuite, parlons du némésis de l'araignée dans ce film, le Lézard. Autant je suis totalement fan du personnage à la base (celui des dessins-animés qui ont alimentés mon enfance) autant celui du film ne m'a pas vraiment plus pour une seule et bonne raison : SA TETE ! Mon dieu c'est quoi ce visage complètement raté, pourquoi lui laisser un visage presque humain alors qu'il devrait avoir la mâchoire proéminente tel un vrai reptile. Mis à part ce détail, il est réussi, il est physiquement imposant et très bien fait. Enfin, la 3D est très agréable et bien utilisée ici avec de nombreux objets venant vers le spectateur. Il s'agit du film le plus long que j'ai vu en 3D et je dois dire que sur la fin, un léger flou s'installe sur le second plan, mais rien de bien grave.


En conclusion, il s'agit d'un film acceptable, mais qui ne transcende pas le genre. Il se révèle distrayant, mais quelques fois trop long. Son principal défaut est d'autre sortie si vite après la trilogie de Raimi qui est meilleure en tout point à ce film. J'attends une suite avec une pointe de curiosité pour voir ce qu'ils peuvent en faire, surement quelque chose de pas mal. A suivre.
Note : 6.5/10

PS : Comparaison des lézards pour que vous compreniez ma déception : 

jeudi 9 août 2012

Critique Voyage au Centre de la Terre 2


Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Ile Mystérieuse

Affiche française
Affiche américaine



















Après un Voyage au Centre de la Terre qui a plutôt bien marché en 2008, le studio à l'origine de ce film décide donc d'en faire un second. On fait en partie table rase du passé, on change tout (ou presque) pour ce nouveau film : le réalisateur change, on passe de Eric Brevig à Brad Peyton (Comme Chiens et Chats 2). Avec le passage à la trappe de Eric Brevig, Brendan Fraser, rôle principal du précédent, ne veut pas jouer dans ce second opus. De ce fait, le casting change et c'est Dawyne The Rock Johnson (Very Bad Cops, Fast and Furious 5) qui prend le rôle principal, Josh Hutcherson garde son rôle (Hunger Games). Des petits nouveaux viennent rejoindre le casting comme Micheal Caine (Batman, Le Prestige) ou Vanessa Hudgens (Sucker Punch). Avec un budget doublé par rapport au précédent, le film vaut-il plus le coup ?


Sean Anderson reçoit un message codé qui parle d'une île. Les coordonnées trouvées, il demande à Hank, son beau-père, s'ils peuvent y aller. Son père accepte et ils partent en voyage. Ils vont au Pacifique Sud où ils trouvent un homme, Galbato et sa fille Kailani qui acceptent de les emmener aux coordonnées maudites d'où personne ne revient d'après eux. Suite au crash de leur hélicoptère, ils se retrouvent sur l'île mystérieuse décrite par Jules Verne où Sean espère retrouver son grand-père.


La scène d'ouverture du film laisse imaginer qu'il ne sera peut-être pas si mauvais qu'on pouvait l'imaginer, mais en fait il n'en est rien. Les acteurs ne proposent rien d'exceptionnel, si ce n'est Luis Guzman (Galbato dans le film) qui semble habité d'une folie et d'une bêtise incroyable. La scène, normalement pleine d'émotion, où il essaye de soulever une pépite d'or de plusieurs tonnes pour sa fille en devient juste risible devant tant de connerie de sa part. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, sa prestation est un point fort pour le film, car il empêche l'ennui de s'installer. On notera certains plans, malgré les effets numériques pas toujours magnifiques, qui sont pas mal. Même si dans l'ensemble je trouve que les effets spéciaux sont quand même assez mal intégrés et pas superbes. Le film qui se veut divertissant devient vite long et pénible malgré une durée réduite (1h25) à cause du scénario inintéressant et des dialogues au ras des pâquerettes. Les musiques ne sont pas épiques ou entrainantes comme ce genre de film le voudrait. Deux points positifs notables, la plastique de Vanessa Hudgens qui est quand même de meilleure qualité que les effets spéciaux et la séquence des pectoraux de The Rock juste culte tellement elle est improbable et inutile.


En résumé, ce film est à éviter si ce n'est pour la séquence décrite ci-dessus. Rien ne le sauve, que ce soit les acteurs ou les effets spéciaux. Je n'ai pas vu le premier, mais au vu des critiques je pense qu'il vaut mieux regarder le premier opus plutôt que celui-ci qui vraiment ne justifie pas son budget.
Note : 3/10

mardi 7 août 2012

Critique BellFlower


BellFlower



















Petit film indépendant qui est un projet très personnel de Evan Glodell qui est ici le réalisateur, mais aussi le personnage principal, le monteur et le producteur. Au niveau des acteurs, on trouve Jessie Wiseman, Tyler Dawson et Rebekah Brandes (qui jouent tous dans leur premier film). Le film s'inspire de la propre histoire de Evan Glodell qui a mis plus de 8ans à écrire le scénario. Le film a un budget ridicule comparé à ceux des grosses productions (17000$) et Evan Glodell a dû demander à ses acteurs de lui prêter de l'argent pour pouvoir finir le film. Ce projet personnel qui n'aurait pu ne pas voir le jour vaut-il le détour ?


Woodrow et Aiden, deux amis d'enfance, on un but : dominer le monde détruit par l'apocalypse (qui arrivera bientôt d'après eux). Pour ce faire, ils veulent construire un lance-flamme et modifier une muscle-car, qu'ils veulent appeler Medusa, pour qu'elle lance des flammes elle aussi. Le projet avance et dans le même temps, Aiden veut que Woodrow trouve une petite amie pour se détendre et penser à autre chose. Ils décident de sortir dans un bar où ils rencontrent deux amies qui leur correspondent tout à fait : Milly et Courtney. Woodrow est attiré par Milly et de fil en aiguille, ils sortent ensemble. Tout se passe pour le mieux, leurs projets apocalyptiques avancent bien et leurs histoires de coeur se déroulent correctement. Jusqu'au jour où un élément vient tout perturber...


Les acteurs sont tous vraiment excellents, mais on retiendra notamment Evan Glodell qui excelle ici. Autre point marquant, les musiques. Elles sont toutes de très bonne qualité et vraiment agréable. De plus elles sont omniprésentes, mais jamais envahissantes. Le montage, assuré par Evan Glodell, est de très bon niveau. Chaque plan a son importance et le tout est très bien monté dans un ensemble très fluide et agréable. On remarquera quelques effets, comme un flou assez prononcé sur les arrières plans ou les bordures de l'image qui donne un cachet à la pellicule, tout comme un filtre très ocre. Le film est une franche réussite sur le plan visuel et sonore. On trouve notamment une découpe sous forme de chapitres, ou d'actes, ce qui est assez original. Le scénario ne semble pas très évolué de prime à bord, mais nous cache en fait un final assez inattendu et plaisant. Tous les personnages secondaires sont importants et chacun aura son rôle à jouer dans l'évolution de l'histoire. Même la voiture est « personnifiée » comme l'idéale des deux amis et qui leur donne la force de tout changer quand ils l'ont enfin. L'évolution des personnages est vraiment admirable et bien rendue. Le film est bien plus intéressant que bon nombre de films grand public qui sortent ces dernières années, avec un rendu de haute qualité malgré le budget plus que limité.


Je n'irais pas par 4 chemins, ce film est un véritable coup de coeur. Il s'agit d'un film indépendant d'excellente qualité et bien au-dessus de bons nombres de productions actuelles. Tout est parfait, les acteurs, les musiques, le montage et le scénario. Un film à voir, même si on doit adhérer au « délire » pour apprécier le film je pense.
Note : 9/10

dimanche 5 août 2012

Critique L'Age de Glace 4


L'Age de Glace : La dérive des continents

Affiche française
Affiche américaine



















4eme opus de cette série qui a déjà rapportée 2milliards de dollars au box-office mondial. Pour cet épisode, on ne retrouve pas le réalisateur habituel, mais deux réalisateurs : Steve Martino (Horton, Robots) et Mike Thurmeier (Horton, L'Age de Glace). Pour le casting des voix françaises on retrouve toujours la même qualité : Gérard Lanvin pour Manny, Vincent Cassel pour Diego et Eli Semoun pour Sid. 4eme opus en 10ans, est-ce toujours un plaisir où l'épisode de trop comme l'annonçait le 3ème ?


Scrat cours toujours après son gland et cette fois-ci provoque la dérive des continents. Cela va perturber la vie paisible de nos héros. Pêche a grandie, Sid passe du temps avec sa grand-mère et Manny veille sur sa fille. Les continents se séparent et Manny, Diego, Sid et sa grand-mère se retrouvent sur un bout de terre voguant au milieu de l'océan. Dans le même temps, Pêche et Ellie dirigent la colonie vers le pont de pierre pour échapper à la falaise qui avance vers eux à cause des mouvements des plaques. Sid et co vont tomber sur une bande de pirates qui va leur donner du fil à retordre alors qu'ils cherchent à retrouver leur famille...


Les doublages sont toujours excellents, à ce niveau le film est toujours satisfaisant. De plus, j'ai l'impression que l'animation est de meilleure qualitée que par le passé, plus fine et un peu plus agréable à l'oeil. Malheureusement la formule est là même depuis le premier épisode, ouverture avec un gag de Scrat puis l'aventure entrecoupée de petites aventures de Scrat et fin avec une morale sur la famille. Le film est donc loin d'être original et les personnages ajoutés à l'histoire n'ont pas tous la même valeur ajoutée. Autant on trouve des personnages qui valent le détour comme la grand-mère de Sid qui est juste excellente, ou Shira, la tigresse, qui est assez intéressante. Malheuresement certains personnages comme les mammouths sont totalement inintéressants et juste chiants à regarder évoluer. Autre point négatif, l'humanisation trop importante des mammouths : les ados avec leurs coiffures ridicules et cette pseudo copie de ce qu'on peut trouver dans notre société. Je trouve que c'est en trop ici, ça s'éloigne trop de l'esprit original de la série. Le rythme du film est plutôt mauvais, on a des scènes relativement impressionnantes ou amusantes qui s'enchaîne avec des passages mou sentimentalistes long et pénibles. Certaines blagues font mouches, mais dans l'ensemble on s'ennuie quand même pas mal. Dommage. Mais le film n'est pas non plus le plus mauvais de la série qui restera pour moi le 2. J'ai même été surpris que dans la salle même les enfants ne rigolaient pas tant que ça.


En conclusion cet épisode annonce un peu la fin de l'ère L'Age de Glace, on sent un épuisement des blagues et gags et la série tourne en rond. Malgré tout, on retrouve l'humour caractéristique de la série avec de nombreux personnages ajoutés inégaux dans leur qualité. Pas encore l'épisode de trop, mais si un prochain sort dans peu de temps, ça risque de sentir l'overdose.
Note : 5.5/10

vendredi 3 août 2012

Critique Dos au Mur


Dos au Mur

Affiche française
Affiche américaine



















Dos au mur, film sorti le 15 février 2012 est passé plutôt inaperçu lors de sa sortie en salles. Il s'agit de la première réalisation de Asger Leth qui a sût bien s'entourer, car au casting au retrouve de grands noms comme Sam Wortinghton (Avatar, Terminator 4), Elizabeth Banks (HungerGames, SpiderMan), Jamie Bell (Tintin, Jumper) et Anthony Mackie (L'Agence, Notorious BIG). Ce projet a longtemps été mis en stand-by par de nombreuses boites de production avant d'être mis sur de bons rails par Summit Entertainment début 2010. Mais que donne cette première réalisation de Asger Leth, est-ce sont envole ou un plantage total ?


Nick Cassidy, ex-flic est jugé coupable du vol d'un diamant d'un riche entrepreneur dans l'immobilier. Mais il clame haut et fort son innocence. Il écope d'une peine de 25ans, mais est autorisé à sortir le jour de la mort de son père pour assister à l'enterrement. Il en profite pour échapper à la police et partir en cavale. Quelques mois plus tard, Nick prend une suite au 21eme étage du Roosvelt à New-York et se met sur la corniche. La rue est fermée et la police prévenue. Il menace de se suicider et revendique son innocence. Dans le même temps, son frère s'occupe d'une affaire spéciale pour Nick...


Sam Wortinghton joue très bien ici comme Elizabeth Banks, qui sont les deux personnages qu'on voit le plus. Sam prouve qu'il ne sait pas que faire des gros blockbusters musclés et aussi diversifier un peu son jeu. Tous les plans sont impressionnant, d'autant plus quand on sait que le film a vraiment été tourné au 21eme étage de l'immeuble. Les musiques sont relativement sympathiques même si on ne fera pas attention à toutes. Le gros point du film est son scénario. Autant dire tout de suite qu'on le voit venir de loin. Rien de très original ici, un sujet déjà traité dans de nombreux films (il m'a beaucoup fait penser à Inside Man). De plus, le film enchaîne les incohérences et tout se déroule trop facilement, on voit bien les ficelles du scénario. C'est dommage, mais le film n'en reste pas pour autant désagréable à suivre bien au contraire. De l'action vient se rajouter au début et à la fin du film, le reste étant plus « psychologique » (toutes proportions gardées). On notera aussi des touches d'humour distillées avec parcimonies qui font mouche je trouve. Le réalisateur signe ici un bon film pour débuter sa carrière, il ne restera pas dans les mémoires mais n'est vraiment pas horrible. De plus, la mise en scène ne tourne pas en rond contrairement au personnage qui ne bouge (presque) pas de sa corniche et c'est quand même bien que le spectateur ne s'ennuie pas en regardant un homme bloqué sur un bout de mur de 36cm de long.


En conclusion, on se retrouve donc avec un divertissement qui se veut sans prétention, mais bien réalisé et qui reste, malgré tout, assez efficace pour nous tenir en haleine jusqu'au dénouement final. Le tout servie par un casting de qualité et qui s'implique dans le film, au final que demander de plus pour un bon film du samedi soir ?
Note : 7/10

mercredi 1 août 2012

Critique Hell


Hell


















Hell est un direct to dvd allemand à petit budget sortie en juin 2012. Première réalisation de l'allemand Tim Fehlbaum, le film a été récompensé pour sa photographie lors du Festival International du Film de Catalogne de Sitges. Au niveau du casting, que des inconnus. On notera quand même les noms des acteurs principaux : Hannah Herzsprung, Stipe Erceg, Angela Winkler et Lars Eidinger. Le film essaye de surfer sur la vague des films post-apocalyptiques qui a le vent en poupe ces derniers temps (La Route, Inféctés). Mais son budget limité est-il un obstacle à la qualité du métrage ?


Le film se passe dans plusieurs années (10ans plus ou moins je crois), le soleil brûle la surface de la Terre et l'assèche. La nourriture et l'eau se font donc rare et en journée il est impossible de sortir sans les protections adéquates sous peine de finir brûlé. On suit les aventures de Léonie, de sa soeur Marie et du copain de cette dernière, Phillip. Le but des 3survivants et d'atteindre les montagnes où ils espèrent trouver de l'eau et pourquoi pas plus de nourriture. Sur la route, ils font une halte à une station essence qui semble abandonnée pour prendre de l'essence pour la voiture et trouver quelques provisions supplémentaires. C'est là qu'ils feront la connaissance de Tom qui les accompagnera par la suite. Lors de l'ascension de la montagne en voiture, ils croisent un accident et décident d'aller fouiller la voiture accidentée. C'était un piège et d'autres survivants s'enfuient avec la voiture... Mais Léonie est restée dedans. Marie veut donc chercher sa soeur dans ce monde où chaque individu cache des choses et essaye de survivre.


Le jeu d'acteur du film n'est pas exceptionnel, aucun acteur ne sort vraiment du lot, on reste dans quelque chose de relativement basique. La photographie est quant à elle vraiment magnifique. On sent les rayons du soleil qui sont forts et pesants sur les survivants. La luminosité est poussée au maximum en journée, à tel point qu'on ne voit presque plus rien à certains moments, mais cela retranscrit bien la puissance du soleil. Cet aspect du film est vraiment satisfaisant et original, les angles de caméra sont toujours bien choisis et agréables. Malheureusement la photographie est peut-être la seule chose qui sauve le film. Le scénario commence très bien, annonce un survival bien rythmée et pourquoi pas « sauvage » mais il n'en est rien. Le film est long et mou, jamais on ne trouve un rythme de croisière acceptable. On passe de scènes rythmées à de trop longues scènes où il ne se passe, au final, pas grand-chose et cela casse le rythme du film. De plus, aucune scène trash qui pourrait pourtant se justifier ici à la vue de certaines scènes, mais rien. De plus, chaque rebondissement scénaristique est devinée à l'avance ainsi que la fin. Le scénario est bien trop prévisible et pas assez poussé, car au final le soleil fait plus gadget pour faire de belles images plutôt que d'avoir une implication réelle dans le film. On notera quelques incohérences (la plus importante de toutes, le soleil est omniprésent, mais pourquoi personne ne porte de lunettes de soleil, on ne peut pas exposer un cm de peau au soleil sous peine de brûler, mais pour les yeux pas de soucis?).
PS : Tout le film ne se passe pas en plein soleil, mais comme les images rendent bien j'ai volontairement choisie seulement des images des passages au soleil.


En conclusion, on se retrouve avec un film limité par son budget et son scénario qui malheureusement est prévisible et ne développe pas assez le background qui est pourtant original et intéressant. On se retrouve avec un film qui a un goût de déjà vu et qui est lent dans son développement. Dommage.
Note : 4/10