mercredi 23 janvier 2013

Critique End Of Watch


End Of Watch
























End Of Watch est une modeste production américaine, avec seulement 7 millions de dollars de budget. Il s'agit de la troisième réalisation de David Ayer après Bad Times et Au bout de la nuit. Déjà reconnu pour ses deux précédents films, David Ayer reste accroché à son thème de police. David Ayer sait s'entourer comme sur ses précédentes réalisations d'acteurs de renom, comme Jake Gyllenhaal (Source Code, Brothers) ou Michael Pena (La défense Lincoln, Gangster Squad). Jake Gyllenhaal est d'ailleurs un producteur du film, car celui-ci lui tenait particulièrement à coeur. Je peux déjà dire que le film s'en est très bien sortis au box office avec plus de 40 millions de dollars engrangés, ce qui est vraiment encourageant pour David Ayer qui se verra surement offrir un plus gros budget pour son prochain film. Mais avant de parler de l'avenir, quand est-il de ce End Of Watch qui a débarqué en France sans marketing ?


Brian Taylor et Mike Zavala sont deux officiers des LAPD. Sur le terrain ils sont partenaires et en dehors ils sont de grands amis. Ils patrouillent dans le quartier le plus chaud de LA à savoir South Central. Ils sont habitués aux arrestations musclées et autres situations pas faciles. Mais un jour, ils commencent à mettre à jour les plans d'un cartel qui fait dans le trafic de drogue et d'humains et décident d'enquêter. Suite à quoi ils vont s'attirer les foudres du cartel... Dans le même temps, la femme de Mike attend un enfant et Brian pense avoir trouvé la fille qu'il voulait.


Jake Gyllenhaal est plus que convaincant en jeune policier qui veut bien faire son boulot, comme Michael Pena. De plus, le duo fonctionne parfaitement, à tel point qu'on se demande si ce n'est pas un reportage tellement les scènes sont convaincantes. Le scénario propose sont lot de scènes d'action tout en restant très réaliste et terre à terre (on a pas de fusillades exagérées, ni scènes héroiques improbables). Au niveau de l'écriture des dialogues (qui représentent une très grosse partie du film, plus importante que l'action) c'est du tout bon avec des dialogues fluides et rapides qui ne sont jamais trop longs ou chiants. Passons à la grosse particularité du film, le fait que tout le film soit filmé en found footage donne un côté très prenant et apporte un vrai plus au film et ce n'est pas parce que c'est à la mode comme beaucoup le disent. Les acteurs interagissent beaucoup avec les caméras (que ce soit les caméras accrochés à leur uniforme ou les caméras à la main) ce qui fait qu'on se sent vraiment au cœur du film. De plus, même pendant les scènes mouvementées l'action reste lisible ce qui n'est pas donné à tous les films du genre. Le réalisateurs tente aussi d'implémenter d'autres angles de vue comme ces quelques instants avec une vue à la première personne quand Brian tient son arme, ça nous implique vraiment dans l'action. En bref pour moi la réalisation est un des deux gros points fort du film. Le deuxième étant l'alchimie entre les deux personnages et notre attachement à ces derniers. On a vraiment l'impression de partager un bout de leur vie dans le film, avec de nombreuses scènes de dialogue. De plus, on partage vraiment leur vie privée en plus de leur vie en service, ce qui les rend encore plus attachants. Je n'arrive pas à trouver d'autres mots, mais c'est vraiment un attachement pour les personnages qui se crée au cours du film. Je pense que c'est un atout majeur du film et un beau tour de force que d'arriver à rendre ces personnages aussi attachant sans les mettre sur un piédestal.


En conclusion, quand le film débute on s'attend à l'apologie des LAPD, mais au final le film s'avère bien plus que ça et doit tout son mérite au duo d'acteur qui livre ici une prestation plus qu'excellente. Il s'agit sans aucun doute d'un de mes films policier préféré et pas pour son enquête plutôt convenue, mais simplement pour ses personnages et sa réalisation. Un film à voir.
Note : 8/10




mercredi 16 janvier 2013

Critique Django Unchained


Django Unchained




Nouvelle réalisation du talentueux Quentin Tarantino après de grands films comme Pulp Fiction, Kill Bill ou le décevant, d'après moi, Inglorious Basterds. Le thème abordé restera un de ses thèmes de prédilection à savoir la vengeance, mais ici ce qui change c'est l'univers. Après s'être frotté à l'Amérique actuelle et la seconde guerre mondiale, il décide de s'attaquer aux westerns spaghettis. Comme à son habitude, Tarantino s'entoure d'excellents acteurs, pour une partie qu'il a déjà dirigé par le passé comme notamment Samuel L. Jackson (Avengers, Pulp Fiction), Christoph Waltz (Inglorious Basterds) mais aussi de petits nouveaux comme Leonardo DiCaprio (J.Edgar) ou Jamie Foxx (Le Royaume, Miami Vice). On notera donc que le film se présente avec un casting plus que conséquent qui force le respect et un type de film qui se fait de moins en moins (western), mais que vaut ce nouveau Tarantino si attendu ?


Deux ans avant la guerre de Secession, alors que la traite des noirs est en plein essor, on suit le Dr King Schultz qui est un chasseur de prime. Alors qu'il essaye de remplir le contrat selon lequel il doit tuer les frères Brittle. Pour ce faire, il décide de faire l'acquisition de Django, esclave qui connait le visage des Brittle et pourrait donc l'aider à obtenir la récompense. Il demande à Django s'il peut les reconnaîtres en échange de sa liberté. Une fois le contrat rempli, Django mentionne sa femme à Schultz et ce dernier décide d'aider Django à la retrouver. Avant cela, ils décident d'engranger le maximum d'argent pendant l'hiver et partir à sa recherche après...


L'acteur qui m'a fait la plus grosse impression est Christoph Waltz qui ici crève l'écran, il est juste génial en dentiste chasseur de prime. Il volerait presque la vedette à Django/Jamie Foxx qui sans avoir de dialogues aussi percutants que Schultz, mais nous offre tout de même une excellente prestation. Premier rôle, que je vois, de méchant pour Léonardo DiCaprio et cela fonctionne à merveille. Il est méconnaissable dans la peau du fantaisiste Calvin Candie. J'en finis avec les acteurs avec Samuel L Jackson qui joue Stephen, un majordome de Calvin Candie de 80ans, un peu fou et très excentrique, l'acteur nous offre une performance assez différente de l'habitude et c'est très réussi. Comme à son habitude, Tarantino nous livre des images parfaites, avec un traitement exemplaire que ce soit au niveau du grain appliqué à certaines séquences ou des plans vraiment magiques. Les paysages sont véritablement enchanteurs et pousse au voyage. On retrouve sa patte avec des mouvements de caméra caractéristiques. J'ai été agréablement surpris par certains travellings qui rendent vraiment bien et tous les plans de caméra sont parfaitement choisis. Les dialogues sont très bien écrits et chaque touche d'humour fait mouche. Les amateurs du cinéaste le savent, ses films sont toujours saupoudré d'une petite touche de scènes sanglantes. Django Unchained ne déroge pas à la règle et les fusillades tournent vite à l'effusion de sang. D'ailleurs on sent vraiment la puissance des armes de l'époque lors des scènes d'action avec les impacts et les gerbes de sang qui transpose bien la puissance de feu dévastatrice des armes. Le film est un parfait équilibre entre les scènes d'actions et de dialogue même si ces dernières sont plus représentées. Le film est long de 2h44 ce qui peut rebuter certains, mais le temps passe à une vitesse folle et on sera surpris de voir si vite le générique pointer le bout de son nez. Je garde le meilleur pour la fin selon moi, la musique. Comme à son habitude, Tarantino ne fait pas appel à un compositeur et pioche dans sa tracklist pour trouver les chansons qu'il veut dans sont long-métrage. Elles sont clairement toutes d'excellente qualité et omniprésente pendant tout le film ce qui est vraiment typique de Tarantino. En somme le film est excellent, pas le meilleur Tarantino (Pulp Fiction restera le #1), mais permet de commencer l'année sur une excellente sortie ciné et s'impose facilement comme, déjà, un des films marquant de cette année.


En conclusion, le film est parfaitement maîtrisé et cela à tous les niveaux. Cependant, pour qu'il soit culte ou son meilleur film, il lui aurait fallu un petit supplément d'âme qui l'aurait rendu immanquable. Mais tel quel ce serait déjà un crime de ne pas courir le voir et en VO s'il vous plait ! 
Note : 9/10

mardi 8 janvier 2013

Critique Jack Reacher


Jack Reacher
























Sortie en grandes pompes comme étant la nouvelle production de Tom Cruise, Jack Reacher débarque sur nos écrans. Un peu d'histoire, il s'agit de l'adaptation du roman Folie Furieuse de Lee Child paru en 2005. Il s'agit du 9ème roman de la série ce qui laisse deviner que Jack Reacher risque de devenir une nouvelle franchise cinématographique. C'est Christopher McQuarrie (The Way of The Gun) qu'on retrouve aux commandes de ce long métrage. A la base, lui et Tom Cruise devaient se retrouver afin de travailler sur un hypothétique Top Gun 2, mais ils décidèrent finalement de s'atteler à l'adaptation de One Shot, le roman de Lee Child. Comme je l'ai annoncé, pour le casting on note la présence de Tom Cruise (Mission Impossible), mais encore de Rosamund Pike (La colère des titans, We want sex equality) ou Robert Duvall (La route, Crazy Heart). Que vaut le « pilote » de cette nouvelle franchise à en devenir ?


Jack Reacher est un fantôme. Cet ex-militaire est insaisissable et enquête à sa façon. Un jour, James Barr est arrêté pour le meurtre de 5 personnes. La seule phrase qu'il prononce lors de l'interrogatoire est qu'il veut s'entretenir avec Jack Reacher. C'est alors que ce dernier refait surface afin de mener son enquête sur ce meurtre, aidé de Helen Rodin, avocate de James et fils du procureur. Ensemble il se rendrons vite compte que tout n'est pas si simple qu'il n'y paraît au premier abord et que cette accusation évidente cache surement quelque chose de plus gros...


Tom Cruise démontre une fois de plus qu'on ne doit pas l'enterrer si vite. Du haut de son demi siècle il tient encore la dragée haute lors des scènes d'actions. Son jeu d'acteur est très correct comme celui des autres acteurs du film. Petite mention pour Robert Duvall qui ici nous fait une bonne prestation. Commençont par les choses qui fâche dans le film, à savoir le scénario. Le film se présente comme un thriller d'action, avec un scénario développé. Malheureusement, dès la mise en place des fondations du scénario on commence à se douter de la fin et à avant la moitié on devine déjà comment le tout se finira. Quelques pseudo rebondissements veulent nous faire croire que le scénario est complexe, mais rien n'y fait, il est très (trop) classique. Les scènes d'actions sont réussies, que ce soit les fusillades ou les courses poursuites. Malheureusement le rapport action/scénario est trop déséquilibré et pour une fois dans le mauvais sens, c'est à dire qu'on a trop de blabla pour des choses limpides alors qu'on voudrait plus d'action. C'est bien la première fois que je pense que l'action aurait du plus prendre le pas sur le scénario qui est trop prédominant ici alors qu'il est très simple. De ce fait, on se retrouve avec des moments très longs dans la deuxième partie du film et je me suis surpris à m'ennuyer alors que je m'attendais à une bonne dose d'action. Au niveau de la réalisation, Christophe McQuarrie maitrise son sujet et les scènes qu'elles soient de dialogue ou d'action, restent très bien filmées et claires. Au final, lorsque les lumières de la salle se rallument, on ne peut s'empêcher de penser : « Mouais, peut mieux faire ». Ce fut mon cas, le film laisse un goût d'inachevé.


En conclusion, le film n'est pas mauvais, il a même beaucoup de points forts comme sa réalisation et son efficacité dans l'action. Mais il pêche par son scénario beaucoup trop simpliste et de ce fait ennuie le spectateur en voulant le mettre en avant. Il s'agit d'un film du dimanche soir correct, sans plus. Une suite sera surement faite vu la réussite au box office du film, je l'attendrais sans plus.
Note : 5.5/10

mercredi 2 janvier 2013

Critique Dredd


Dredd
























17 ans (et bientôt 18) après la première adaptation cinématographique de Judge Dredd, le personnage éponyme revient au cinéma, aux USA en tout cas. Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage, il s'agit de l'adaptation de comics des années 70. Judge Dredd de 1995 avec Stallone était un échec cuisant, avec des recettes inférieures au tiers du budget du film. Depuis lors, un reboot est envisagé pour essayer de remettre Dredd sur de bons rails. Après une très longue phase d'écriture, le Dredd nouveau est là. Qui dit reboot, dit table rase du passé avec toute l'équipe du film qui change. Derrière la caméra on retrouve Pete Travis à qui l'on doit le très sympathique Angles d'Attaque notamment. Pour remplacer Stallone dans le rôle de Dredd, c'est Karl Urban qui s'y colle (Priest, Red, Star Trek), on retrouve aussi au casting Olivia Thirlby (Sex Friends, The Darkest Hour) ou Lena Headey (Game Of Thrones, 300). Donc est-ce une bonne idée de vouloir relancer un personnage qui n'a pas marché quelques années auparavant ?


Dans un futur proche, les Etats-Unis sont irradiés et ne représentent plus qu'un immense désert irradié. La seule population restante est regroupée dans une immense cité allant de Washington DC à Boston, appelée Mega City One. Avec plus de 17000 crimes par minutes, la ville est gangrénée par le crime et la drogue, dont une nouvelle qui fait sont trou, la Slo-Mo. C'est pourquoi, pour faire respecter la loi, les Juges sont là. Juge Dredd doit superviser Andersson, une recrue qui a échoué aux tests pour devenir Juges mais qui se voit accorder une seconde chance grâce à ses pouvoirs psychiques. Ils se rendent à Peachtrees, grand immeubleabritant des milliers de personnes où 3 corps sont retrouvés dépecés. Juge Dredd et Andersson sont pris pour cible par Ma-Ma, ancienne prostituée devenue narcotrafiquante et chef de gang, qui contrôle Peachtrees.


Commençons par un point qui fâche, les acteurs. En tout cas Karl Urban qui ici n'a aucun charisme, à part avoir une gueule de badass jamais content il ne rend pas le personnage de Dredd très intéressant au contraire de Andersson joué par Olivia Thrilby qui est un très bon personnage très bien joué. Les autres acteurs sont correct dans l'ensemble, rien de mauvais à ce niveau. Venons en au gros point du film, c'est à dire les images. J'ai trouvé l'ésthétique du film vraiment excellente. On retrouve des images très typées comics avec un aspect très sale, ce qui rend parfaitement bien. Après le design est une affaire de goût, mais semble être très fidèle aux comics ce qui est un bon point. Les ralentis on beaucoup été mis en avant lors de la promotion du film, mais au final le film ne se tire pas une balle dans le pied en en abusant. Au contraire, on en retrouve seulement 4-5 ce qui est dommage, car ces séquences sont très bien rendues et justifiées par le scénario. Simplement, la drogue Slo-Mo fait comme si le temps se dérouler à 1% de sa vitesse normale, donc dès que quelqu'un se drogue dans une scène, on a le droit à un ralenti. Mais ses scènes ont eu le droit à un traitement spécial avec une luminosité poussé au maximum, et un scintillement très prononcé de l'image. Je trouvais ça kitsch au début, mais au final ça rend très très bien je trouve. Visuellement, le film a tout bon je pense. Le film se veut gore à l'occasion, c'est bien fait, mais le sang est rouge vif donc ça gâche un peu l'immersion je trouve (c'est encore plus marquant pendant les ralentis, avec le sang qui fait très faux). Sinon au niveau du scénario, ça se laisse suivre, c'est plutôt bien écrit, avec quelques rebondissements prévisibles, d'autres moins, au final on est pas déçu à ce niveau là. Les musiques collent parfaitement bien à l'ambiance avec de l'éléctro minimaliste et des thèmes éléctroniques dans l'ensemble. Encore une fois c'est une question de goût, mais je trouve ça parfaitement adapté à l'univers du film.


En conclusion, Dredd est ce qu'aurait du être Judge Dredd en 95. C'est à dire une adaptation sans prétention et sans complexe du comic avec un traitement de l'image exemplaire. J'ai lu que si le film avait le succès escompté, le réalisateur était déjà prêt à en faire une série et plusieurs suites. Pour des suites du même acabit je signe tout de suite.
Note : 8/10

mardi 25 décembre 2012

Critique People Like Us


People Like Us























People like us est la première réalisation de Alex Kurtzman qui a notamment réalisé des épisodes de la série Alias et qui est le scénariste de nombreux films comme Star Trek ou The Amazing SpiderMan. En France ce film sort en Direct To Dvd contrairement aux USA où le film est sortit au cinéma. Malheureusement il n'a pas eu de gros résultats au box-office américain, avec une perte de près de 4 millions de dollars ce qui explique l'absence de sortie française. Le film est porté par des acteurs connus comme Chris Pine (Star Trek), Elizabeth Banks (Hunger Games, Dos au mur), Olivia Wilde (Time Out) et Michelle Pfeiffer (Dark Shadows, Happy New Year). Donc, au final que vaut ce film qui n'a pas eu le succès escompté ?


Sam Harper travail dans une entreprise qui fait dans le troc de ressources. Mais un jour à cause d'une erreur de Sam, une enquête est ouverte sur l'entreprise qui malheureusement fait des choses pas toujours légales. Du coup Sam se retrouve endetter et dans le même temps son père meurt. Dans son testament, il lègue à son fils une sacoche remplie de billets. Mais Sam doit le faire parvenir à une personne qu'il ne connait pas. Il découvrira qu'il s'agit en fait de la seconde famille de son père, ce qui fait qu'il a une soeur et voudrait apprendre à la connaître...


Les acteurs sont tous bons dans le film, Chris Pine est surprenant parce qu'il arrive quand même à faire passer des émotions au contraire de Unstoppable par exemple. Le scénario est relativement sympathique, il est assez commun et prévisible même si on retrouve des rebondissements qui sont surprenants et bienvenus. J'ai trouvé que la photographie est de qualité, avec de jolies couleurs et des plans vraiment beaux même si encore une fois on ne retrouve rien d'innovant. Les musiques sont le point fort du jeu je pense, avec de bonnes pistes qui rythment bien le film. Malheureusement le film reste un peu trop long avec ses 2h, quelques scènes traînent en longueur. Mais dans l'ensemble, les psychologies des personnages sont assez travaillées pour que le film soit agréable à suivre même si on garde un goût de déjà vu pendant le film.


Pour conclure, le film reste très agréable à regarder même si on se retrouve avec des scènes un peu trop longues. Mais on s'attache assez vite aux personnages qui sont dans l'ensemble bien écrits. Après forcément il ne faut pas être allergique à ce genre de films à l'eau de rose où il ne se passe malgré tout pas grand chose. Pour finir, je dirais qu'il mérite un coup d'oeil, ni plus ni moins.
Note : 6.5/10

lundi 12 novembre 2012

Critique Bait


Bait
























Bait est la deuxième réalisation de Kimble Rendall (Cut) qui a notamment travaillée sur Matrix 2 et 3. Le film n'a fait l'objet d'aucune promotion et ne sortira surement jamais en salles (françaises). Malgré son petit budget, le film arrive quand même à avoir quelques « stars » du petit écran en tête d'affiche avec notamment Julian McMahon (Nip/Tuck), Xavier Samuel (Anonymous), Sharni Vinson (Sexy Dance 3) et Phoebe Tonkin (Vampire Diaries). Ce qui m'a fait regarder le film ce n'est surement pas son affiche qui fait très... nanard,  mais de relativement bonnes critiques plutôt encourageantes. Quand est-il après le visionnage du film ?


En Australie, alors que dans un supermarché deux hommes tentent un braquage, un tsunami ravage la côte. Toutes les voies d'accès au magasin sont bloquées et il est rempli d'eau. Les quelques survivants se regroupent au-dessus des étales du magasin qui sont hors de l'eau. Dans le même temps quelques personnes se retrouvent bloquées dans le parking souterrain du magasin. Les vagues n'on pas emportées que de l'eau, mais aussi 2 grands requins blanc, un dans le magasin et un dans le parking. Les survivants doivent, après avoir survécu au tsunami, ne pas se faire manger par les requins et essayer de s'échapper du magasin.


Les acteurs sont inégaux au niveau de leurs prestations. On retrouve un Julian McMahon plutôt bon comme les acteurs masculins dans leur ensemble et je trouve les filles pas vraiment convaincantes (aucun sexisme, ce sont les personnages qui font ça je pense). On commence par ce qui est surement le seul point positif du film, les personnages (légèrements) plus développés qu'à l'accoutumée dans ce genre de film. Ils ont tous un passé construit, même si on retrouve rien de bien original. Les personnages féminins je les trouve tous stéréotypés ainsi que les relations amoureuses. On sent quand même les origines de série Z du film, on sent qu'il est supérieur aux autres films du genre (je le case avec les magnifiques Boa, Pyhton et consort) mais garde cet aspect « nanard ». Au niveau de la réalisation, malheureusement rien de spécial à se mettre sous la dent, tous les plans sont d'une banalité la plus totale. On notera quelques scènes complètement ridicules et des situations pas crédibles. De plus les effets spéciaux sont vraiment moyens, et les requins qui sont au coeur de l'intrigue ne sont pas vraiment à leur avantage ici.


En conclusion, le film se voulait plus ambitieux que la moyenne du genre, mais est vite plombé par des situations aberrantes et des personnages trop stéréotypés. Le film en devient long et vite chiant, et en fera surement rire quelques-uns sur la fin tellement la scène finale est ridicule. En bref, à éviter.
Note : 3/10

dimanche 4 novembre 2012

Critique Looper


Looper























Looper est le 3ème film du réalisateur Rian Johnson (Brick, Une arnaque presque parfaite). Il s'agit là d'un film d'un tout autre genre pour Rian qui s'attaque ici à un film de SF. Au niveau du casting, on ne change pas une équipe qui gagne donc le réalisateur refait appel à Jospeh Gordon Levitt (Dark Knight Rises, Inception). Le reste du casting n'est pas en reste avec notamment Bruce Willis qu'on ne présente plus ou Emily Blunt (L'Agence, Wolfman). La bande annonce annonce un film original et on ne peut plus prometteur, mais quand est-il une fois sortis de la salle ?


En 2044 (je crois, ou dans ces eaux là en tout cas), l'humanité à bien changée. Une crise sans précédent à touché le monde, une grande partie de la population se retrouve sans emploi et sans domicile et pour couronner le tout, une partie de la population se retrouve dotée de pouvoirs télékinésiques (qui se limitent à faire léviter une pièce). Certains travaillent en tant que Looper, c'est à dire qu'ils doivent remplir des contrats qui consistent en tuer des gens venus du futur et faire disparaître leurs corps. C'est en fait la mafia qui possède une machine à remonter le temps et qui s'en sert pour faire disparaître les personnes « gênantes ». Au bout d'un certain temps les loopers doivent boucler leur boucle, c'est à dire qu'ils doivent tuer leur eux du futur et ainsi en avoir finis avec leur boulot (le eux du futur est eux 30 ans pile après la fin de leur job de looper). Joe est un looper qui économise depuis qu'il a commencé pour pouvoir se payer un voyage quand il aura bouclé sa boucle. Mais le jour J, son lui du futur arrive à lui échapper et s'en suit une suite d'événements imprévus...


Je trouve les acteurs très bons, Joseph Gordon Lewitt (que j'appellerais JGL) comme Bruce Willis (dans la mesure de son jeu plutôt limité). Continuons dans les bons points, avec la photographie que je trouve vraiment jolie. Au contraire de Total Recall qui abusait des effets lumineux trop envahissant, Looper arrive à gérer ces effets, et donc en proposer quelques uns mais qui n'aveuglent pas le spectateur. Au-delà de ça, les plans de caméra sont souvent très bons et le film reste agréable tout le long, même lors des scènes d'action. Les décors en ville sont très bien réalisés et donne une bonne ambiance futuriste. Malheureusement, dans ce registre, on regrettera les motos « overboard » qui flottent au-dessus du sol qui font très futuristes et tâche (surtout qu'on en voit que 2 fois) à côté des voitures de notre époque revisitées en mode Mad Max (panneaux solaires pour avoir de l'énergie et avec un aspect délabré). Les musiques sont plutôt discrètes et aucune n'est vraiment marquante. Point à la fois décevant et encourageant : le scénario. D'une part le film par d'une excellente idée de base pour se développer, mais d'autre part elle s'enlise après la première demi-heure forte en rebondissement et mise en place de l'univers pour finalement faire que des choses déjà vu au cinéma. Après il n'est pas mauvais, mais après les 30 premières minutes on peut s'attendre à une vraie claque, mais le soufflet retombe vite et on se retrouve avec un ventre mou au milieu du film. On peut donc conclure déjà sur un vrai problème de rythme couplé à une écriture trop prévisible. Deuxième gros défaut, le maquillage de JGL absolument raté. Il est censé ressembler à Bruce Willis, mais il ressemble plus à une poupée de cire ou aux frères Bogdanov. Il n'a plus aucune expression faciale et on dirait qu'il porte un masque (très visible dans une scène en plan serré sur son visage, il fronce les sourcils, et il a environ 12 kilos de peau en trop au niveau du front). Pour certains ce n'est rien mais j'ai passé tout le film à me focaliser sur ça et ça gache à mon sens complètement le film. Pour finir je dirais que le film aurait pu être un très bon renouveau du cinéma de SF mais il se révèle au final bien trop peu innovant pour mériter un tel titre. Je ne comprend d'ailleurs pas toutes les excellentes critiques qu'il a, il n'est pas mauvais, mais ne mérite pas une telle attention.


En conclusion, le film est une terrible déception. Après de longs mois d'attente, on se retrouve finalement avec un film de SF qui ne va pas au bout de ses idées et qui et plombé par des choix douteux (maquillage, univers). C'est dommage parce qu'un film qui commence comme celui là ce n'est pas tous les jours. Malgré tout, il n'en est pas mauvais pour autant, mais il est juste décevant. Pour ceux qui se posent la question, la bande annonce ne dévoile pas tout de l'intrigue (tout comme mon synopsis) ce qui est assez rare de nos jours, c'est donc à souligner.
Note : 7/10

En bonus le rattage de maquillage :