lundi 3 septembre 2012

Critique The Revenant


The Revenant




















The Revenant est le premier film de D. Kerry Prior qui est ici l'homme à tout faire. On le retrouve donc à la réalisation, à l'écriture, à la production et aux effets spéciaux. Pour son film, il a choisit des acteurs peu connus comme têtes d'affiches qui sont David Anders (Dr House, Heroes) et Chris Wylde (inconnu au bataillon). Pour les quelques critiques qu'il a reçu, le film s'en tire avec les honneurs et même plus : beaucoup parle de futur film culte ou simplement du nouveau Shaun of the Dead. Alors le film est-il à la hauteur de sa réputation ?


Le film début en Irak où on suit 3 militaires dans un véhicule. Bart, le conducteur renverse un enfant en pleine nuit et décide d'arrêter la voiture. Il descend voir et il s'agissait en fait d'une embuscade dans laquelle il se fait tuer. Quelques mois plus tard sont corps est rapatrié à Los Angeles pour son enterrement. Dans la nuit, alors qu'il repose dans son cercueil, il se réveil et sort donc de sa tombe (pas encore rebouchée par chance). Voulant comprendre ce qu'il se passe, il va retrouver son meilleur ami Joey. Les deux amis essayent de trouver une explication logique à ce qu'il se passe. Au levé du soleil, Bart tombe comme mort. Ils se rendent alors vite compte que Bart ne se réveille que la nuit et a besoin de sang humain pour ne pas pourrir. De plus, comme il est immortel, ils décident de tuer des criminels pour aider la ville en plus d'assouvir le besoin de Bart.


J'ai trouvé le duo d'acteurs vraiment très bon et qui n'est pas sans rappeler un certain Pegg/Frost. L'alchimie est bonne entre les deux et le duo fonctionne très bien. Sur un plan purement visuel le film n'a rien d'exceptionnel, mais n'est pas mauvais pour autant, il est juste propre. Les musiques sont là pour rythmer le film, sans pour autant être magnifique. Ce n'est pas ça qui fait la force du film, mais bien le coeur de celui-ci : la qualité d'écriture que ce soit des dialogues ou même du scénario. On va commencer par ce dernier. Je trouve déjà le principe de base assez original, mais le film ne se repose pas sur ses lauriers et propose plusieurs rebondissements bien sentit. De plus, la fin est vraiment agréable et plutôt intéressante. Autant dire que les presque 2heures du film passent vite. Le film est relativement bien rythmé et les blagues fusent ce qui fait la lassitude n'a pas le temps de s'installer. L'humour n'est pas bas du front comme on peut s'y attendre au début en voyant le personnage de Joey, on n'échappe pas à quelques blagues en deçà des autres, mais dans l'ensemble le côté humoristique est très réussi. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas autant rigolé devant une parodie, la barre est bien plus haute que pour Tucker and Dale par exemple. Les blagues et les situations ne sont pas aussi sages que Shaun of the Dead par exemple, ici il a beaucoup de sang, des blagues racistes et des situations originales.


Je suis tombé sur ce film par hasard et c'est assez malheureux de voir qu'un aussi bon film ne soit pas assez médiatisé surtout qu'il a de bonnes critiques. On est devant une très bonne parodie qui aurait pu être meilleure avec un peu plus de folies dans la réalisation.
Note : 7/10

vendredi 31 août 2012

Critique American Psycho


American Psycho
























Sortie en 2000, American Psycho est l'adaptation cinématographique du roman du même nom de Bret Easton Ellis paru en 1991. Il s'agit d'un roman très controversé, vu comme très misogyne. Comme un signe, c'est une femme qui réalise le film, il s'agit de Mary Harron (Wicked Lovely, The Moth Diaries). On retrouve en tête d'affiche Christian Bale (Batman, Terminator) avec aussi Jared Leto (Requiem For a Dream) et Willem Dafoe (Spider Man). Retrouve-t-on avec ce long métrage l'âme transgressive du roman ?


Dans les années 80, on suit la vie de Patrick Bateman, qui a tout du modèle de la réussite à l'américaine. Il s'agit d'un jeune golden boy de la bourse américaine. Pour lui tout est une question d'image et de paraître, il faut être le plus beau possible et posséder ce qui se fait de mieux. Son but et de s'intégrer au mieux parmi ceux qu'il côtoie, c'est pourquoi il a comme obsession d'accumuler le nec plus ultra. Ce que tout le monde ignore, c'est qu'il se transforme en tueur la nuit.


La prestation de Christian Bale dans ce film est vraiment parfaite. Il s'agit, à mon sens, de son meilleur rôle au cinéma. On sent qu'il voue un culte à son image, qu'il jalouse les autres s'ils ont quelque chose de mieux que lui et tout est parfaitement retranscrit par l'acteur qui est vraiment exceptionnel ici. Les autres acteurs sont bons aussi, mais Bale vole la vedette à tout le monde tant il prend possession du personnage. Au rayon des bons points, on notera une musique impeccable, toujours juste et agréable. Le scénario est vraiment excellent, très bien écrit (il n'est pas sans rappeler la série Dexter qui a du s'en inspirer) et plus on avance plus on découvre les travers du personnage principal qui ne laissera pas indifférent par sa prétention et son assurance. Le film caricature, ou pousse à son extrême, le principe du yuppie (jeunes cadres et ingénieurs de haut niveau, évoluant dans les milieux de la haute finance et habitant le coeur des grandes capitales occidentales) et dresse un portrait intéressant de cette jeunesse dorée américaine. Malheureusement, le film ne va pas assez loin dans sa violence visuelle. On ne voit rien, si ce n'est un peu de sang. Le film aurait pu se permettre d'en montrer plus, afin de vraiment être marquant. De plus, la réalisatrice ne fait pas preuve de génie derrière la caméra et le film reste visuellement plat et peu intéressant. La mise en scène ne présente rien de spéciale et c'est dommage. Le film a donc un potentiel énorme avec le casting, la musique et le scénario, mais le tout est desservi par une réalisation peu inspirée et une censure trop importante.


En conclusion, il s'agit d'un film à voir pour la prestation remarquable de Christian Bale et pour l'intrigue très intéressante. On est en face d'un bon film qui aurait pu être excellent avec un réalisateur plus audacieux et surtout un ensemble moins « sage ».
Note : 7/10

mardi 28 août 2012

Critique Expendables 2


Expendables 2
























Pour la plupart stars des films d'action dans les années 80-90, on les avait enterrés, car vieillissants. Ils avaient prouvé qu'ils étaient encore présents en 2010 avec Expendables. Ils reviennent aujourd'hui avec une suite aussi subtile que le premier. Stallone cède sa place derrière la caméra à Simon West (Tomb Raider, Le Flingueur). Le casting original, déjà plus que conséquent, est toujours présent avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Terry Crews, Dolph Lundgren, Randy Couture et Bruce Willis et agrémenté de quelques nouveaux arrivants et pas des moindres comme Arnold Schwarzenegger, Jean-Claude Van Damme, Chuck Norris ou Liam Hemsworth. Le film présente donc un casting XXL avec l'intention de faire plus fou que le premier. De plus, le budget a été revu à la hausse depuis le premier film avec une augmentation de 20millions de dollars. Le spectacle est-il à la hauteur des espérances de divertissement ultime ?


Barney Ross et sont équipe doivent aller chercher une mystérieuse boîte en Europe de l'Est dans la carcasse d'un avion chinois fraichement abattu. Ce contrat leur est imposé par Church à qui ils doivent un service sous peine de se retrouver en prison. L'opération semble être une promenade de santé pour l'équipe d'élite, mais un imprévu vient tout enrayer. Vilain (oui, c'est le nom du méchant) attendait l'équipe, prend la boite et tue un membre des Expendables. L'affaire devient donc personnelle pour Barney Ross qui veut venger son ami, d'autant plus que la boite contenait en fait la localisation de 5 tonnes de plutonium pur...


On peut dire d'entrée que les acteurs s'en donnent tous à coeur joie ici. Ils sont tous à leur aise dans le registre de l'action pure et dure et ça se voit. C'est un plaisir coupable que de les voir réunis à l'écran et se balancer des références de leurs anciens films. Stallone est toujours très à l'aise dans son rôle de Barney Ross et nous livre un bon paquet de phrases complètements sans sens, mais surement culte dans le futur. Les apparitions de Chuck Norris sont très drôles et il se parodie lui même (l'histoire du cobra). JCVD est très crédible en méchant de l'histoire et on trouve ici un duo qui marche du tonnerre qui est Willis/Schwarzy. Les deux se retrouvent ensemble dans la scène finale et enchaînent les phrases qui font mouches et les gunfightent cultes. Le revers de la médaille d'un tel casting est le fait que de nombreux personnages passent à la trappe et ne sont pas assez développés ou pas assez présent comme Terry Crews et Randy Couture totalement transparents, Jet Li qu'on voit environ 5minutes et un Liam Hemsworth pas vraiment intéressant. Le scénario n'est qu'un prétexte à de nombreuses fusillades et est donc anecdotique. Malheureusement, le rythme du film est plutôt lent, entre deux fusillades, on est divertit par quelques dialogues totalement inutiles, certes très amusants tellement ils sont improbables, mais c'est ennuyant. Les scènes d'actions sont bien filmées, lisibles, mais le tout est fait sans génie. Le divertissement est donc intéressant lors des scènes d'action, mais malheureusement le film est dessérvie par des doublages (ou dialogues, je ne sais pas ce que vaut la VO) drôles malgré eux.


En conclusion, le film n'arrive pas à atteindre la barre qu'on pouvait lui fixer, celle du divertissement haut de gamme réunissant tous les gros bras des films d'actions des dernières années la faute à une écriture trop faible (des dialogues comme du scénario) pour hisser le film comme un action movie AAA. Toutes ces stars méritent mieux, peut-être que tel en sera le cas avec le 3ème opus qui arrivera certainement.
Note : 6/10

vendredi 24 août 2012

Critique John Carter


John Carter

Affiche américaine
Affiche française



















John Carter of Mars est un roman graphique datant de 100ans cette année. Donc de ce fait toute comparaison avec des films de science-fiction comme Star Wars ou Avatar n'a pas lieu d'être si on dit que John Carter s'en inspire, car il s'agit de l'ancêtre de la science-fiction. Maintenant que le décor est planté, parlons du film. Le film aura mit du temps avant de trouver un réalisateur, Jon Favreau (Iron Man) a longtemps été pressenti, mais c'est finalement Disney qui a récupéré les droits du film et c'est Andrew Stanton (Le monde de Némo, Wall E) qui réalise ici son premier film « réel ». Pour les acteurs, on retrouve Taylor Kitsch (Battleship), Lynn Collins (Le nombre 23), Samantha Morton (Cosmopolis) et Willem Dafoe (Daybreakers, Spider Man). On retrouve donc un casting en partie constitué d'inconnus, ce qui est la volonté du réalisateur. Avec un budget conséquent et une image très peu vendeuse, le film vaut-il quand même le coup ?


Le film débute avec Edgar Rice Burroughs qui est le neveu de John Carter qui arrive au manoir de ce dernier. John Carter est mort et a été enterré comme il l'a demandé dans un cercueil ouvert dans un tombeau ouvert de l'intérieur. Il a laissé son journal intime à son neveu. Le film correspond donc à l'histoire du journal et tout commence après la guerre de Sécession où John a déserté. Il recherche une caverne d'or et lorsqu'il la trouve enfin, quelqu'un tente de le tuer et il réussit à s'en débarrasser. Sans savoir pourquoi, il est transporté sur Mars où il rencontre la tribut des Tharks qui sont des extraterrestres verts de 3m de haut avec 4 bras. Dans le même temps, la tribut de Helium se bat contre celle de Zodonga. Mais le destin de cette bataille scellera le sort de Mars...


Les acteurs sont corrects, mais rien de fantastique. L'histoire est vraiment agréable, notamment la fin bien trouvée, mais on sent trop le cahier des charges de Disney, ce qui est vraiment dommage, car le film aurait pu être plus mature et vraiment très bien. Malgré tout, l'univers est vraiment agréable, les différentes races de Mars sont visuellement réussies, notamment le « chien » de John sur Mars qui me fait bien rire. Si on part du principe que l'histoire date d'avant toutes les oeuvres de science-fiction, on se rend compte de la richesse de celle-ci. Le film aura eu un tournage plus production d'une durée de 2ans, notamment à cause des nombreux effets spéciaux et heureusement les effets sont agréables à l'oeil. Le film se veut grand spectacle et cela est réussi, on ne s'ennuie pas et malheureusement, le marketing de Disney autour du film a complétement été raté, du coup le film n'a pas eu de succès et on aura surement pas de suite qui malheureusement aurait pu être de bonne qualité.


En conclusion, le film est sympathique, mais même s'il s'agit de l'ancêtre de tous les films de sf, on ne peut s'empêcher d'avoir un goût de déjà vu en le regardant. Autre défaut, comme toutes les productions de Disney, il y a un côté enfant qui s'installe et malheureusement un univers plus mature aurait pu être mieux. Mais dans l'état, le film est quand même agréable et sympathique. Dommage de ne pas avoir de second épisode pour peut-être amélioré certains défauts.
Note : 6.5/10

mercredi 22 août 2012

Critique Battleship


BattleShip

Affiche française
Affiche américaine



















Hasbro n'en finit plus de faire de faire fructifier ses jeux sur grand écran, après la trilogie Transformers, voilà qu'arrive l'adaptation du jeu touché-coulé. Derrière ce projet qui se rapproche en de nombreux points de Transformers, on retrouve le très bon Peter Berg (Hancock, Le royaume). Le casting est constitué de notamment Taylor Kitsch (John Carter, X-men Origins), Liam Neeson (Choc des Titans, Le territoire des loups) et la première apparition au cinéma de la célèbre chanteuse Rihanna. Alors comment s'en tire cette adaptation cinématographique du jeu mondialement connu ?


L'histoire se passe dans l'océan Pacifique, au large des côtes d'Hawaï où l'US Navy a déployée ses troupes pour un exercice. On suit Alex Hopper qui se trouve à bord d'un de ses destroyers (navires de guerre) de l'armée américaine. Mais, pendant l'exercice, un groupe de météorites vient s'échouer non loin. Au point d'impact, une grande structure émerge de l'eau et Hopper va voir de quoi il s'agit. La structure émet un champ de force, coupant toutes transmissions entre l'intérieur et l'extérieur de cette bulle. De plus, 3 vaisseaux extraterrestres sont sortis de l'eau. Ils s'avèrent très dangereux pour les Navys. Ces extraterrestre viennent en fait envahir la Terre et Hopper va tout faire pour les en empêcher.


Les acteurs ne sont clairement pas venus jouer dans ce film pour sortir la prestation de leur vie et ça se voit. Le jeu est banal, sans conviction. Au niveau de l'histoire, c'est du vu et revu, vraiment rien de neuf à l'horizon. Les effets spéciaux sont plutôt sympa, ça ne décolle pas la rétine, mais c'est assez impressionnant pour divertir. J'ai notamment aimé le design des armures extraterrestres qui rendent bien, contrairement à eux-mêmes. Sinon pour le film dans sa globalité, il s'agit vraiment de vanter les mérites de la Navy. Il s'agit clairement d'un film pro-américain et encore plus que beaucoup de films dans le genre. C'est peut-être quelque chose de cool pour un américain, mais pour un français lambda, autant dire que la propagande pro-américaine c'est vite lassant. De plus le film est vraiment long, plutôt lent et donc relativement pénible à suivre. Autant dire qu'on ne sera divertie qu'à de rares moments qui sortent du lot, comme par exemple l'arrivée des vétérans sur un fond de AC/DC. D'ailleurs, les musiques sont vraiment excellentes, on se retrouve avec une bande-son faite de rock américain qui rend bien avec le film.


En conclusion, il s'agit d'un film à peine divertissant, en tout cas bien moins qu'un Transformers qui a le mérite d'être plus impressionnant. Je dirais donc qu'il faut passer sont chemins ou le regarder si on s'ennuie vraiment beaucoup beaucoup...
Note : 4/10

lundi 20 août 2012

Critique Total Recall


Total Recall Mémoires Programmées

Affiche française
Affiche américaine



















22 ans après la première adaptation de la nouvelle de Philip K. Dick par Paul Verhoeven, sort cette nouvelle version. Cette nouvelle lecture de la nouvelle est réalisée par Lens Wiseman (Underworld 2 et 4, Die Hard 4) et exit Schwarzy face à la caméra et bonjour à Colin Farrell (London Boulevard, Le rêve de Cassandre), Kate Beckinsale (Underworld), Jessica Biel (Next, Blade Trinity) et Bryan Cranston (John Carter, Contagion). En plus d'un casting XXL, le film bénéficie du double du budget du premier film. Mais cela veut-il dire que le film peut pour autant détrôner Total Recall de 90 qui est un véritable film culte ?


Douglas Quaid est un ouvrier qui travail dans une chaîne de production de policiers synthétiques. Il fait le même rêve toutes les nuits et il commence à penser qu'il passe à côté de quelque chose, qu'il pourrait faire autre chose de sa vie que d'avoir sa routine. Il décide d'aller à Rekall un jour, afin de se changer les idées. Mais une fois sur place, les techniciens de Rekall lui disent qu'il est un espion et qu'il ne devait pas l'être afin que le souvenir implanté n'interfère pas avec sa vraie vie. A partir de ce moment, il ne sait plus ce qu'il vit est réel ou juste un souvenir implanté par Rekall.


Colin Farrell endosse très bien le rôle de Douglas Quaid, tourmenté, mais en même temps très fort physiquement. Il est crédible pendant tout le film et c'est appréciable. Kate Beckinsale est convaincante en ex-femme espionne qui veut tuer Quaid et Jessica Biel campe bien son rôle de résistante. En général tous les acteurs sont bons dans ce film. Au niveau du scénario, la première moitié du film est juste excellente, on rentre vite dans cet univers futuriste post-apocalyptique très intéressant et fouillé. L'intrigue appuie fortement sur la question de si ce qui se passe est réel ou si c'est Rekall. Malheureusement pour le film, cette question est élucidée à la moitié du film et la seconde partie de l'intrigue est moins prenante et mise d'avantage sur l'action. Le film est visuellement impressionnant, on assiste plus à un futur type Blade Runner que celui qu'on pouvait voir dans le film de 90. L'action est toujours lisible et fluide ce qui est agréable. Petit défaut, les effets de lumière à outrance sur l'écran (trainée des néons qui éblouissent souvent) et aussi la première scène impossible à regarder pour un épileptique (et pour ceux qui ne le sont pas, vous le deviendrez après l'avoir vu). Ensuite, les musiques de la première partie, avec des musiques dubstep colle bien à l'univers futuriste et survitaminé du film. Malheureusement on ne retrouve pas cette folie musicale dans la deuxième partie plus banale à ce niveau. Dernier point, on retrouve de nombreux clins d'oeil sympathiques au film de 90 dans ce film, ce qui est appréciable pour les spectateurs ayant déjà vu le précédent.


En conclusion, la première partie est d'excellente qualité ce qui m'a vraiment surpris et si la deuxième était du même acabit, le film aurait vraiment pu être très bon. Mais cette seconde partie est plus standard et donc moins agréable. Malgré tout, il s'agit d'un bon film vraiment agréable à regarder.
Note : 7/10

jeudi 16 août 2012

Critique Tucker & Dale


Tucker & Dale Fightent le Mal

Affiche française
Affiche américaine
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui on s'attaque à un film qui n'a pas beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie le 1er février 2012. Première réalisation de Eli Craig, Tucker & Dale se démarque par un casting d'inconnus. En tête d'affiche on retrouve quand même Tyler Labine (La Planète des Singes les Origines) et Alan Tudyk (Transformers 3). Mis à part ces deux là, les autres jouent dans leur premier film. Le film aurait pu ne pas voir le jour, car de nombreuses boites de productions y voyaient un bon film, mais un risque trop gros pour eux. Heureusement pour l'équipe du film, un financement a pu être trouvé et le film voit donc le jour. Que vaut donc ce film au titre totalement mauvais (merci la VF) ?


L'histoire se passe en Virginie. Un groupe de jeunes décident de passer leurs vacances à faire du camping dans une forêt. Sur la route, ils rencontrent Tucker et Dale, deux bouseux qui semblent louches. Le film alterne les points de vues entre les jeunes qui trouvent Tucker et Dale terrifiants et ces derniers qui viennent d'acheter une maison dans les bois et qui veulent la retaper. Un soir, les jeunes vont se baigner dans un lac. Une des filles du groupe monte sur un rocher et glisse. Elle se cogne la tête et va se noyer. Tucker et Dale étaient en train de pécher pas loin et vont la sauver. Or, les jeunes croient à l'enlèvement de leur amie et décident donc d'aller la sauver des deux tueurs...


Tucker & Dale est donc une parodie des films d'horreurs/slashers. On retrouve donc tous les éléments essentiels du genre : le groupe de jeunes, les mecs qui se la pète et les belles filles sans cerveau. On a aussi le droit à une bonne dose d'hémoglobine. Le film reprend tous les clichés du genre et les détournes habilement. On retrouvera donc tous au moins une scène déjà vu dans un slasher, pour peux qu'on en ai déjà vu un, dans ce film. Le film est efficace car amusant, son point fort et l'alternance des points de vues entre les jeunes qui voient en Tucker et Dale les parfaits monstres sanguinaires et ces derniers ne comprenant pas la situation et voulant aider les jeunes. Le jeu des acteurs ne fera pas date, même si le duo Tucker/Dale fonctionne bien, on est bien en deçà d'un Simon Pegg/Nick Frost (Shaun of the Dead, Hot Fuzz). Le film reprend les musiques du genre et un traitement d'image proche des slashers. Mais malheureusement, malgré pas mal de bons points, le film s'éternise un peu sur la fin. Et surtout quand on est un amateur des films du genre on devine aisément la fin (pas besoin d'être un génie je pense) et le film fait long sur la fin (alors qu'il ne dure qu'1h20). Même si tous les gags sont efficaces, on tourne vite en rond et le spectateur commence à être lassé de cette situation. Dommage que le film ne se renouvelle pas plus.


En conclusion, le film reste agréable à regarder et augure de bonnes choses pour la suite des aventures de ce jeune réalisateur. Malheureusement le film se veut vite lassant malgré quelques bonnes idées dans les gags. Dommage, car il aurait pu s'imposer comme une référence dans le genre comme Shaun of the Dead, car le postulat de base est vraiment excellente. Film vite vu, vite oublié.
Note : 6/10